Comment un évêque entretient les stéréotypes de genre

19 mars
2014

Maud Amandier et Alice Chablis publient un nouvel article intitulé Comment un évêque entretient les stéréotypes de genre sur le site du Comité de la Jupe, réagissant à la chronique de Monseigneur Renaud de Dinechin Pourquoi les femmes ne peuvent être prêtres ?, parue récemment dans le journal Paris Notre Dame.

Les femmes qui constatent cette inégalité montreraient donc leur volonté de pouvoir, un piège qui fait taire nombre de femmes de bonne volonté. Ceux qui exercent le vrai pouvoir réagissent en accusant les autres de le vouloir. Belle manipulation. Ainsi Benoît XVI, à la suite de Jean-Paul II, reprend cette interprétation : “Ces dernières années, on a vu s’affirmer des tendances nouvelles pour affronter la question de la femme. Une première tendance souligne fortement la condition de subordination de la femme, dans le but de susciter une attitude de contestation. La femme, pour être elle-même, s’érige en rivale de l’homme. Aux abus de pouvoir, elle répond par une stratégie de recherche du pouvoir” (Lettre aux évêques sur la collaboration de la femme et de l’homme dans le monde, 2004). Les papes prêtent aux femmes de mauvaises intentions, en les accusant de se positionner dans la rivalité pour défendre leur pouvoir. Ils refusent de voir que la demande des femmes est une simple question d’équité.

Maud Amandier et Alice Chablis


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