De quoi parle le livre ?

depuis l’origine, donc, dans la création de la femme est inscrit le principe de l’aide

Jean-Paul II

des clés pour comprendre les représentations symboliques des sexes

Le modèle féminin

Les femmes secondent toujours les hommes dans la société comme dans l’Église. Il y a bien un sexe du service. Cette idée est profondément intériorisée par les hommes comme par les femmes ; ce qui permet le maintien de la domination masculine.
Cette infériorisation des femmes trouve sa source dans le modèle marial. Il est attendu d’une femme qu’elle soit humble et soumise, discrète et modeste. Au modèle de Marie servante, s’ajoute celui de la Vierge Mère.
L’assignation aux rôles du service et de la maternité empêche les femmes de pouvoir déployer leurs autres capacités. L’attention se focalise sur leur corps qui séduit et porte les enfants. De ce fait, elles ne sont pas considérées comme des sujet de raison à part égale avec les hommes.
Le déni de l’intelligence des femmes se traduit concrètement par des inégalités persistantes : éducation, choix d’études et de métiers, prise en charge du travail parental et domestique, évolution de carrière, écart de rénumérations. L’insistance sur la différence sexuée des femmes est une clé de compréhension de l’inégalité entre les sexes.


l’ordre naturel et les faits nous enseignent que c’est l’homme qui est l’être politique par excellence

Le modèle masculin

L’imaginaire masculin est lié à l’exercice du pouvoir. Gouverner, décider, parler, enseigner, occuper l’espace public sont les attributs de la virilité. Le pape qui exerce un pouvoir absolu est le prototype du chef en Occident. Les hommes ont intériorisé ce modèle de la supériorité, incarnée dans la hiérarchie de l’Église.
Les fonctions de leadership sont encore largement perçues dans la société comme une prérogative masculine. L’homme est assimilé à la tête là où la femme est réduite à son corps.


la religion catholique glorifie la virginité à travers la figure de la Vierge Marie et la revendique pour ses prêtres

Un déni général de la sexualité

Marie est supposée avoir enfanté tout en étant restée vierge. C’est un modèle impossible à suivre pour les femmes : une femme vierge n’est pas encore mère, une femme mère n’est plus vierge. En glorifiant la virginité et la maternité, l’Église voit d’abord les femmes sous l’angle de leur sexuation tout en refusant la sexualité.
A quoi correspond la désexualisation des prêtres de qui la chasteté est exigée. Le sacrifice de leur sexualité et l’idéal du don total qui leur est demandé entraînent de nombreuses souffrances. Ce mécanisme de déni de la sexualité permet de comprendre le refus de la contraception pour les couples et de nombreux tabous et scandales récemment révélés.


d’une certaine façon, la description biblique du péché originel dans la Genèse “répartit les rôles” qu’y ont tenu la femme et l’homme

Jean-Paul II

Le modèle du patriarcat

Cette dialectique pouvoir masculin-service féminin se retrouve dans la conception catholique du mariage. La relation du Christ à l’Église est présentée comme celle d’un époux à son épouse, depuis saint Paul. La femme-Église est vue comme une jeune fille vierge, alors que le mari-Christ est présenté comme le chef de son Église-corps. Cette vision se fonde sur un rapport d’autorité et de soumission entre les sexes ; elle est l’illustration même du mariage patriarcal. Ce système de représentations implicite est un point aveugle qui empêche de penser l’égalité. L’Église refuse toujours de considérer la constructions sociale des sexes.


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