L’ÉGLISE ET LES DROITS DES FEMMES


Au moment où les droits des femmes sont remis en cause en différents endroits de la planète, notamment sous la poussée des religions, les auteures du Déni ont publié un dossier intitulé « L’Eglise et les droits des femmes » dans Golias Gagazine n° 170 de septembre/octobre 2016, constitué de six articles approfondis. A lire si l’on veut comprendre ce qui est en jeu au niveau politique international, dans un monde où le culte du chef, de la virilité et de l’autorité revient en force.

http://golias-editions.fr/article5414.html

La femme a t-elle donc été créée pour aider l’homme masculin ?

L’institution catholique en est persuadée depuis deux millénaires. Le texte de la Genèse qui souligne l’asymétrie entre les sexes porte à l’évidence les mythes qui soutiennent la structure patriarcale des sociétés. Parler de la place des femmes dans l’Eglise, revient donc à mettre au jour le patriarcat, — forme d’organisation sociale ou familiale qui met les femmes sous la tutelle des hommes.  

La suite est à lire p. 21.

Les femmes sont définies par des récits et des mythes   

Le magistère catholique a beaucoup écrit sur les femmes, mais parmi l’immense corpus biblique, il revient inlassablement sur un petit nombre de récits qu’il traduit et commente systématiquement dans un sens infériorisant pour elles, principalement le texte de la Genèse, l’Annonciation et certains écrits pauliniens. A partir de ces textes, il construit deux archétypes féminins Eve et Marie qui enferme les femmes sur axe bien/Mal. Des Pères de l’Eglise aux papes les plus récents, une anthropologie différentialiste s’est mise en place.

La suite est à lire p. 24.

Le droit canon exclut les femmes   

Depuis la réforme grégorienne, c’est-à-dire presque un millénaire, le droit de l’Eglise organise une séparation des sexes et des rôles qui légitime la supériorité des hommes. Ses mille sept cent cinquante-deux canons concernent principalement le genre masculin et discriminent naturellement les femmes, qui sont exclues de tous les rôles de pouvoir.

La suite est à lire p. 30.

L’égalité des sexes reste impensée dans l’Eglise   

Penser l’égalité des sexes permet de dépasser les questions de domination d’un sexe sur l’autre. Les principes d’égalité et de liberté ainsi que le principe de non discrimination sont inscrits dans la déclaration universelle de droits de l’Homme de 1948. Or le droit de l’institution catholique ne reconnaît pas ces principes et discrimine les femmes. C’est pourquoi le Saint-Siège, sûr de détenir les vérités éternelles, au lieu de se remettre en  cause, garde, sa position de surplomb et rejette ce qui ne vient pas de lui.

La suite est à lire p. 35.

Les combats de l’Eglise contre les droits des femmes   

L’évolution des droits des femmes leur a successivement permis d’accéder à l’instruction, à l’éducation supérieure, au droit de vote et à l’éligibilité, au marché du travail, à l’indépendance financière, à la contraception, à l’autorité parentale conjointe. On l’a oublié aujourd’hui, mais l’Église catholique s’est constamment opposée aux lois qui donnaient une autonomie aux femmes. Aujourd’hui, son effort principal est de lutter contre leurs droits sexuels et reproductifs.                                                                                                           La suite est à lire p. 39.

Les dessous de la manif pour tous : la défense du patriarcat   

De nombreux catholiques se sont mobilisés contre le mariage pour tous et pour défendre la famille en 2012 et 2013. Etait-ce vraiment la question ?

La suite est à lire p. 46.

Vieilles filles, lapines, fraises., la rhétorique sexiste du pape François  

Dès l’apprentissage de la parole, les différences entre les sexes s’installent dans la langue comme des évidences.  Elles ne sont pas remises en causes, du fait de la confiance que nous mettons dans le langage. Ce dernier porte le sexisme et l’infériorité des femmes sans que, la plupart du temps, nous ne nous en rendions compte. Le pape François n’échappe pas à cette règle, lui qui, pour qualifier les femmes, aligne les stéréotypes, en veux-tu en voilà, qui révèlent un sexisme profondément ancré.

La suite est à lire p. 47.

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