Lutte contre la pédophilie, la réponse du Vatican

05 mars
2014

En réponse à la demande de l’Onu de renvoyer ses prêtres pédophiles, le pape François a qualifié l’action du Vatican contre la pédophilie comme « transparente », malgré le secret qui a sciemment entouré la question. On se rappelle que c’est sous la pression de l’opinion publique et de la juridiction civile que le Vatican a été obligé de sortir du déni.
cf p. 252 à 281 du livre, La culture du secret.

A lire sur Le Point.


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Une réponse à “Lutte contre la pédophilie, la réponse du Vatican

  1. La polémique se réduit à une question de dates. A l’époque de Jean-Paul II, effectivement, les reproches adressés par l’Onu auraient été recevables, et la demande de sécularisation des prêtres pédophiles compréhensible.

    Et puis, que faut-il entendre par “le Vatican”? il s’agit là d’une abstraction. Jean-Paul II était fort peu sensibilisé à ces questions, quand il ne s’auto-aveuglait pas (dans le cas de Maciel); le cardinal Ratzinger était, lui, dans un tout autre état d’esprit. Et puis il existe une bureaucratie vaticane, dont certains de ses membres ont pu souhaiter à un moment ou à un autre, étouffer certaines affaires.

    Toutefois de tels scandales, qui, au fond, concernent l’ensemble des institutions en contact avec des enfants, arrivent à leur heure : jusqu’à récemment les crimes pédophiles étaient en quelque sorte socialement “invisibles”, quand ils n’étaient pas tacitement acceptés comme un acte d’une gravité mineure. Nos sociétés sont paradoxales : les violences faites aux enfants sont parfois inscrites jusque dans la législation d’Etats européens, mais la prise en compte de leurs souffrances a considérablement progressé. Ainsi la convention Internationale des Droits de l’Enfant remonte seulement à 1989.

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